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Les cinq Marques de la Mission : Trois - Répondre par amour aux besoins humains

Posted on: February 25, 2020 11:06 AM
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Dans ce quatrième article de notre série de reportages sur les cinq Marques de la Mission de la Communion anglicane, Will Postma, Directeur exécutif du Fonds du Primat pour le secours et le développement mondial (PWRDF) de l’Église anglicane du Canada, présente la troisième Marque de la Mission : « Répondre par amour aux besoins humains »


Partout dans le monde, les besoins humains abondent. Avec dix ans pour réaliser les objectifs de développement durable des Nations unies, la Terre et tous ses habitants semblent être dans une situation particulièrement précaire. Dans les pays les plus pauvres du monde, de nombreuses personnes ne peuvent plus cultiver suffisamment de nourriture pour alimenter leur famille, à cause du changement climatique ou de conflits. Le taux de mortalité des mères et des bébés à l’accouchement est beaucoup plus élevé que dans d’autres régions du monde, car ils n’ont pas accès à des soins de santé de qualité. Les femmes et les filles n’ont pas les mêmes droits à l’éducation ou à la protection contre la violence. Et les communautés autochtones ici au Canada et dans d’autres parties du monde ne vivent pas avec les mêmes droits que leurs concitoyens.

Le Fonds du Primat pour le secours et le développement mondial (Primate’s World Relief and Development Fund), agence de l’Église anglicane du Canada, essaie à répondre à ces profonds besoins humains en travaillant avec des partenaires locaux dans les pays où les besoins sont les plus marqués. Nous sommes à l’écoute des organisations qui travaillent directement avec les familles et qui développent ou soutiennent des programmes conçus pour elles. Par exemple :

  • En Tanzanie, le forage de 25 puits a apporté de l’eau propre à de nombreuses communautés rurales, améliorant la santé de la communauté et donnant aux filles le temps d’aller à l’école au lieu de marcher des kilomètres chaque jour pour aller chercher de l’eau.
  • Au Bangladesh, des communautés cultivent des mangroves dans des pépinières et les replantent sur des berges basses pour protéger leurs maisons d’inondations dévastatrices.
  • En Haïti, des jeunes apprennent à reconnaître et à prévenir la violence sexiste.
  • Au Sud-Soudan, le pays le plus récent du monde, 1 700 familles reçoivent chaque mois des paniers de nourriture qui leur permettent de survivre.

Les gens sont également réconfortés et renforcés de savoir qu’à l’autre bout du monde, leurs besoins humains sont satisfaits par un service affectueux. Selon un partenaire travaillant avec les réfugiés le long de la frontière entre Thaïlande et Birmanie : « Les gens du PWRDF offrent de l’amour, de la gentillesse et de l’amitié, constamment depuis des d’années. Cela aide les réfugiés à se sentir quelqu’un », contribuant ainsi à la réussite du programme.

Cette troisième Marque de la Mission – Répondre par amour aux besoins humains – est vécue concrètement non seulement par nos généreux donateurs, mais aussi par notre vaste réseau de bénévoles. Au cours de mes trois années et demie en tant que Directeur exécutif du PWRDF, j’ai rencontré des dizaines de bénévoles qui répondent par amour à des besoins à l’autre bout du monde dans leur communauté religieuse et au-delà d’elle.

Jane est membre dévoué de son église et bénévole à Vancouver, en Colombie-Britannique. Elle cherche en permanence à soutenir sa paroisse et le travail du PWRDF. Elle accueille chaleureusement les nouveaux arrivants, organise les célébrations diocésaines, transporte les tableaux d’affichage du PWRDF d’un événement à l’autre et écrit des articles sur les partenaires du PWRDF pour le journal diocésain local. « C’est ça que je fais », m’a-t-elle dit l’année dernière lors d’un événement organisé pour le 60e anniversaire du PWRDF. « J’aime voir les gens être en relation. Je suis heureuse de faire tout ce que je peux. »

Je pense à Cindy, à Acton dans l’Ontario, qui organise des tournois d’euchre ; à Sue à Halifax qui organise des festivals annuels de talents ; à Cathy à Burnaby, en Colombie britannique, qui perpétue la tradition établie par sa grand-mère de servir de représentante de la paroisse. Peter à Vancouver et Chris à Charlottetown sont tous deux disposés à offrir promptement du temps et leurs compétences pour organiser des journées de formation, mener un groupe de cyclistes ou faire des suggestions pour améliorer le service du PWRDF pour nos partenaires.

L’appel à répondre aux besoins humains avec amour et gentillesse est dans notre ADN. La PWRDF a vu le jour en 1958 après qu’un séisme dans une mine de charbon en Nouvelle-Écosse ait provoqué un effondrement et tué 75 mineurs. Les Canadiens ont regardé avec horreur l’intervention à la télévision (c’était une des premières diffusions TV de catastrophes de ce type). Les anglicans se sont mobilisés pour soutenir les familles, et ont recueilli l’équivalent de 1,2 million de dollars canadiens actuels (environ 704 200 livres sterling). Un an plus tard, un fonds a été créé au Synode général pour gérer officiellement l’aide humanitaire. Dix ans plus tard, le travail s’est élargi pour inclure le développement durable.

Pourquoi parler du travail du PWRDF ? Cela sert à faire connaître aux fidèles églises les travaux réalisés au nom des anglicans au Canada. Cela leur donne aussi l’occasion de vivre Pacte de baptême pour « lutter pour la justice et la paix entre tous les peuples et respecter la dignité de chaque être humain ».

Le mot « volontaire » n’évoque peut-être pas assez les heures consacrées à cette action et la portée de « l’amour » dans la lutte pour gérer une vie familiale chargée et des problèmes professionnels urgents. Peut-être vaudrait-il mieux dire ambassadeurs, champions ou promoteurs de la justice, marchant côte à côte avec les professionnels du développement.

Dans notre réponse avec amour aux besoins humains, nous unissons nos compétences. Pour le PWRDF et nos partenaires, cela montre clairement comment nous pouvons aller plus loin, ensemble.

Lisez la suite de notre série sur les Cinq Marques de la mission